Don Pierro (2013)Et un nouveau personnage pour “le Dernier Cirque”, et pas des moindres :
Don Pierro est un mafieux, une véritable foudre de guerre. Armé jusqu’aux dents, il mène l’enquête pour débusquer le Justicier Noir.Sur le côté gauche, vous pouvez lire ” A Don Never Forget “, phrase qui traduit bien l’état d’esprit de Don Pierro : il traque ses ennemis jusqu’à leur exécution.
Le Dernier Cirque - Bakuss Circus s’expose au Vintage Bar :  
Je vous convie à ma première EXPOSITION. Elle s’articulera autour du thème des clowns (peu étonnant me direz-vous !) et durera huit semaines.Au programme : - Présentation de huit tableaux et découverte de qui sont ces personnages maquillés et masqués que vous avez pu découvrir sur le blog ou sur facebook dans l’album photo ““Welcome to Drögba”, car pour ceux qui l’ignorent, ils s’articulent tous autour d’une histoire !
- Découverte et promotion de Panda Brut studio, association bordelaise dont je fais partie, qui réunit des jeunes artisans issus de l’audiovisuel et du graphisme.Vous pourrez sans doute croiser quelques membres.
- Possibilité d’acheter les tableaux ou de commander votre portrait façon Bakuss Circus ( pour toute commande ou question d’ordre financier me contacter via facebook ou mail :  quentinprigent.creative@gmail.com)Pour les intéressés, c’est à partir du 18 février 2013 au Vintage bar, 19 quai Richelieu 30000 Bordeaux
 Venez donc y savourer les bières de notre terroir, car pour ceux qui l’ignorent, le Vintage produit des bières issues d’une brasserie de Pessac !
Welcome at Drögba - Ombre le justicier noir (2013)
“La lumière devra jaillir des ténèbres”Voici un des personnages qui fait office de pilier dans mon histoire de clowns.Imaginez un graffeur qui pose des messages sur les murs de la ville et qui fait sauter les grands pontes de la mafia au moyen de deux faucilles acérées et vous obtiendrez Ombre. Pour certains c’est une sorte de justicier, pour d’autres un boucher qu’il faut stopper à tout prix… Messager du peuple ou dégénéré ? Seul l’histoire le dira. 
En ce 24 décembre, jour de fête, vous êtes sûrement tous à vous activer. Maman est aux fourneaux à rater ses plats, votre tante acariâtre ne va pas tarder à débarquer avec ses chiards, mamy pique du nez et dégoutte de la bave sur son pull en cachemire, votre soeur geeke sur facebook et souhaite joyeux noël à ses 1233 friends avec en pièce jointe une photo de chaton coiffé d’un bonnet de lutin… Bref, c’est la débandade. Alors, mes amis, faisons un petit break ensemble, prenons un instant pour souffler.Je vous propose une histoire de mon cru qui viendra alimenter ou pervertir qui sait, votre imaginaire.

L’histoire du lutin emboîté
L’histoire que je m’en vais vous conter
Etait très appréciée lors des longues veillées.
Adultes, enfants et vieillards je vous invite
A écouter cette vieille fable de Brocargnu-sur-Chaumite.
Et afin de donner plus de corps à mon récit,
Je vous le réciterai tel une poésie.
Saisissez votre choppe de bière ou un verre de vin,
N’oubliez pas votre cuillère pour enlever le tanin
Et du fond de ma chaise je vais vous raconter
L’étrange histoire du lutin emboîté.
Brocargnu-sur-Chaumite est un petit village,
Au fond de l’Aquitaine dans les contrées sauvages.
Temple des vins grands crus classés,
On reconnaît ses habitants à leur nez bourgeonné.
Chasseurs, bouchers, commères, employés municipaux,
Châtelains, couvreurs, ouvriers et ex-collabos,
Dans le village chacun son métier,
Pour passer des journées bien animées.
En périphérie de notre petit patelin,
Se trouve une forêt de grands et majestueux pins.
Belle mais terrifiante à la fois,
On dit que personne n’y entre sans effroi.
Mille légendes circulent à son sujet,
Et la plupart n’ont pas encore été vérifiées.
Mais si après une soirée bien arrosée
Parmi les fourrés vous vous égarez,
Peut-être tomberez-vous au détour d’une souche
Sur un de ces lutins à l’air louche.
Leur accoutrement est bien curieux,
Et ils sont aussi vilains que malicieux.
Ils ne sont pas plus haut que trois pommes,
Une bogue de châtaigne en guise de haut-de-forme,
Des yeux globuleux et des dents pointues,
Parfois cagneux et même bossus.
Leur peau verdâtre est couverte de pustules,
Ils sentent très fort et quand ils rotent font des bulles,
Pas très à cheval sur l’hygiène,
Ils ont la plupart du temps mauvaise haleine.
Adeptes des bains de vase et de vomi,
Les cadavres d’écureuil leur font de bons lits.
Bien que ce portrait soit peu attrayant,
Il ne faut pas les rejeter pour autant.
Ces créatures sont vraiment très sympathiques,
Et voilà le moment de débuter mon histoire fantastique.
Au plus profond de la forêt
Se trouvait un lutin bien particulier.
Il n’avait pas beaucoup la côte auprès des filles,
Ces dernières refusaient de lui tirer sur la brindille.
Ses pensées allaient toujours vers les mamelles,
Et se réveillait la plupart du temps couvert de béchamel.
Il n’allait jamais aux soirées bolets, amanites et autres champignons,
Car elles lui retournaient les boyaux et lui perturbaient le colon.
Il préférait être tranquille à la maison en charentaises,
Où il se trouvait bien plus à son aise.
Ses concitoyens commençant à lui gonfler les burnes,
Il décida une nuit de déguerpir à la lumière de la lune.
Il ne fit nul adieu à ses congénères,
Emballant en deux temps trois mouvements ses affaires,
Maudissant les vils créatures,
Notre lutin commença sa vie d’aventures.
Sur son dos il avait pris soin de prendre quelques munitions,
Peaux de mulots, baies sauvages et journaux cochons.
Après deux heures de marche dans la forêt,
Il s’arrêta pour se reposer à l’angle d’un rocher,
Détail qui n’échappa pas au coquin Frère Lézard,
Reptile baveux à la queue bizarre,
Qui continue de vigoureusement gigoter
Et ce, même après qu’on l’aie coupée.
Ce dernier sortit de sa tanière pour l’appréhender,
Et s’adressa à notre lutin par sa route épuisé.
 - Bonsoir à vous ! Lança t-il sournoisement.
Que faites vous immobile sous la lune bel enfant ?
 - Bonsoir, Ô Reptile, voilà fort longtemps que je marchais,
Et, à bouts de force, je fis halte pour me reposer.
 - Si je ne suis point indiscret,
Et si messire me le permets,
Que fait un lutin si loin de sa maison
Equipé ainsi, portant de multiples baluchons ?
 - Les miens m’ennuyaient fort,
Et je voulais voir comment c’était dehors.
J’ai enjambé de mon village les murs,
Pour m’offrir une vie d’aventures,
Occire des dragons et tuer de féroces bêtes,
Voilà l’objet de ma prochaine quête.
- Te battre contre mes frères dragons ?
Que voilà beaucoup de prétention !
Je te trouve de plus bien mal équipé,
Et je ne vois sur toi nulle épée.
 - C’est qu’à mon grand dam je n’en ai point,
Et le peu d’écus que j’ai me sert à acheter du pain.
 - Dommage pour toi jeune écuyer lui répondit le Lézard
Mais ne soit pas dépité car par un heureux hasard,
Je me trouve être un peu sorcier,
C’est donc sans mal que je t’obtiendrai une épée.
 - Ah oui ? Soit, mais comment faut-il procéder ?
Et le Lézard de ses yeux sournois se mit à le fixer.
 - C’est bien simple, laisse-moi donc mettre mon appendice
Dans ce qui derrière toi ressemble à un orifice.
Activant ce qui me sert de baguette en ton fessier,
Je serai capable d’exaucer ton souhait.
Sitôt dit, sitôt fait, le lutin accepte le marché,
Puis se défroque à vitesse grand V.
Le diabolique Lézard, fourbe et pervers,
Sort son dard et lui éclate le derrière.
L’affaire dure vingt bonnes minutes,
Et notre lutin remonte son parachute.
Il attend l’apparition de la magique épée,
Mais elle tarde à montrer le bout de son nez.
Il questionne alors frère Lézard
Et remet en cause l’efficacité de ses pouvoirs.
Ce dernier feint d’être vexé,
Puis disparaît quand vient la rosée.
Notre lutin reprend alors sa route,
Après avoir pansé toutes ses croûtes.
Il arrive au bord d’un marécage,
Et se demande s’il pourra atteindre l’autre rivage.
L’entreprise semble bien risquée,
Surtout quand on est un lutin qui ne sait pas nager.
Mais Frère Ragondin qui n’est pas si loin
Remarque la détresse du pauvre lutin.
 - Bonjour petite créatures aux oreilles effilées,
Rencontrerais-tu des problèmes pour traverser ?
 - Oh oui Frère Ragondin, je ne sais pas nager
Et je me trouve en difficulté pour atteindre l’autre côté…
- Monte donc sur mon dos petite créature
Comme moyen de locomotion il n’y a pas plus sûr !
Le lutin grimpe sur le dos de son compagnon
Et en quelques brasses se retrouve à destination.
Mais à peine notre lutin a-t-il mit pied à terre,
Que ce traître de Ragondin lui demande salaire !
Le lutin se trouve bien embêté,
Lui qui n’a pour fortune que quelques baies.
Les deux protagonistes cherchent pour trouver un arrangement
Mais c’est Frère Ragondin qui le premier clôt le différent.
 - Frère lutin, tu dis que tes poches sont vides, or mes bourses sont pleines,
Et pour nager parfois trop lourdes, elles me causent grand peine…
Le lutin ayant l’esprit innocent
Pense que le Ragondin va lui donner de l’argent.
Les bêtes telles que les rongeurs
N’ont aucune notion de la valeur.
Ce n’est peut-être pas une simple rumeur,
Que le lutin compte vérifier sur l’heure.
 - J’accepte tes bourses et tout ce qu’elles contiennent
Exécutons-nous qu’à cela ne tienne.
 - Très bien ami lutin, retire donc ton trimballe-bousin,
Et bien stable sur tes quatre pattes,
Laisse-moi aller te taper le bout de la rate.
Sitôt dit, sitôt fait, le lutin se laisse faire,
Et Frère Ragondin le bourrine jusque dans les artères.
La session dure une trentaine de minutes,
Puis notre lutin remonte difficilement son cale-bute.
Comprenant que Frère Ragondin ne parlait pas de sous,
Il se remet en chemin en forçant sur ses genoux.
Notre héros arrive près d’un gros sentier
Où la route semble bien goudronnée.
Alors qu’il y pose le pied,
Une voiture manque de le faucher.
Le lutin réalise que passer de l’autre côté
Lui fera courir un très grave danger.
Mais s’il souhaite poursuivre le voyage,
Il lui faut trouver un équipage.
Voyant non loin de là un moineau qui picore,
Il s’avance et lui propose un accord.
Que le volant l’emmène de l’autre côté,
Et que les deux se quittent en toute amitié.
Mais le plumé ne l’entend pas de cette oreille,
Il lui réclame en échange un paquet d’oseille.
Le lutin lui explique qu’il est sans le sous,
Et que si ça continue il sera endetté jusqu’au cou.
 - Dans ce cas je ne vois qu’une seule solution…
Le lutin connaît déjà l’issue de la discussion.
Une fois de plus il prend une forestière dans la souche,
Et après la violente avoinée au point demandé touche.
Transporté à bon port par le moineau insatiable,
Il profite d’un moment de répit pour se mettre à table.
Mangeant les dernières baies qui lui restent,
Et bien restauré exécute une sieste.
Mais à son réveil malheur ! On lui a ôté tout son équipement !
Nourriture, préservatifs et vêtements !
Lassé de ses multiples péripéties,
Le lutin décide de rentrer chez lui.
Alors que penaud il est en train de marcher,
Jaillit de la route une demoiselle lutin effarouchée.
Elle lui demande paniquée son chemin,
Mais les récentes épreuves ont endurci le lutin.
Ce dernier lui propose un marché
Du même ordre que ceux précédemment contés.
La demoiselle s’exécute meurtrie,
Et lui offre une petite gâterie.
Le lutin qui n’en demandait pas tant,
S’active alors d’arrière en avant,
Et n’écoutant que sa nature sauvage
Lui met l’arrière comme un champ de fraises après l’orage.
Si l’on peut quelquefois rêver d’aventure,
Il faut garder à l’esprit que c’est une vie bien dure,
Et si il y a bien des moyens pour l’emprunter,
Il en est tout autant pour se faire enculer.
FIN